Quand les Pyrénées-Atlantiques s’animent : l’art, la terre et le jeu sous le soleil de septembre

7 septembre 2026 · La rédaction de Sortir en Nouvelle-Aquitaine · Pyrénées-Atlantiques

Quand les Pyrénées-Atlantiques s’animent : l’art, la terre et le jeu sous le soleil de septembre

Septembre s’installe doucement dans les Pyrénées-Atlantiques, et avec lui, une effervescence discrète mais tenace. Pas encore l’automne des feuilles mortes, mais déjà le temps des rencontres, des mains qui façonnent et des regards qui s’attardent. Cette semaine, le département se fait terrain de jeu pour les amateurs d’art, les gourmands de terroir et les passionnés de traditions — sans oublier ceux qui préfèrent simplement flâner, un panier à la main ou les yeux grands ouverts.

L’art, sous toutes ses formes

Si l’art contemporain a souvent la réputation d’être intimidant, deux expositions cette semaine prouvent le contraire. À Bayonne, « Ce qui reste » réunit Julia Ratsimandresy et Nicolas Jauneau, mère et fils, autour d’un même geste : celui de donner une seconde vie à ce qui semble destiné à disparaître. Elle, avec ses chutes de papier transformées en sculptures fragiles ; lui, avec des installations où l’éphémère devient matière. Leur dialogue silencieux, à la fois intime et universel, mérite qu’on s’y attarde — ne serait-ce que pour constater à quel point l’art peut naître de presque rien.

À Bidart, les étudiants de l’École Supérieure d’Art Pays-Basque (ESAPB) prennent possession de l’espace avec une énergie rafraîchissante. Peintures, sculptures, photographies et performances : l’exposition est un laboratoire où tout est permis. On y sent l’audace de la jeunesse, mais aussi une vraie maturité dans la façon d’aborder des sujets contemporains. Un coup de cœur à ne pas rater, surtout si l’on aime voir l’art en train de se faire, sans filet.

Et puis, il y a Cambo-les-Bains, où la poésie s’invite sans chichis avec « Des mots et des images ». Ici, pas de jargon ni de prétention : juste des vers qui surgissent du quotidien, comme des éclats de lumière dans une journée ordinaire. Une exposition qui rappelle que la poésie n’est pas réservée aux initiés, mais qu’elle peut se glisser partout — même dans les interstices de nos vies pressées.

La terre, entre les doigts et dans l’assiette

Septembre, c’est aussi le mois où la terre se fait généreuse. À Bidart, le marché fermier Bidart’Eko est l’occasion de remplir son panier de produits locaux : fromages affinés à la perfection, légumes oubliés, pains aux céréales anciennes… Mais au-delà des étals, c’est toute une philosophie qui s’exprime ici. Celle d’un circuit court où le producteur et le consommateur se parlent, où chaque achat est un acte engagé. Un marché qui sent bon le pays basque, dans tous les sens du terme.

Pour ceux qui préfèrent mettre la main à la pâte (littéralement), Monein propose un atelier poterie où adultes et enfants sont invités à modeler l’argile. Pas de technique imposée, pas de modèle à reproduire : juste le plaisir de créer, guidé par des animateurs bienveillants. Une parenthèse ludique et apaisante, idéale pour une fin d’été en famille.

Le jeu, la mémoire et les paysages

Le 4 septembre, Bidart vibrera au rythme de la pelote basque. Sur le petit fronton du village, une partie à main nue s’annonce — l’occasion de découvrir (ou de redécouvrir) ce sport où la force et la précision se mêlent dans un ballet presque chorégraphié. L’ambiance sera conviviale, comme toujours dans ces rencontres où les spectateurs deviennent rapidement complices des joueurs. Un moment authentique, où l’on comprend que la pelote n’est pas qu’un sport, mais une véritable institution locale.

Pour ceux qui préfèrent les balades commentées, Bidart propose aussi une visite de son centre-bourg le 2 septembre. Ihintza, la guide, connaît chaque pierre, chaque anecdote, chaque secret du village. Entre histoire et légendes, elle fait revivre les personnages qui ont façonné Bidart, transformant une simple promenade en voyage dans le temps. Une façon de voir le village autrement, les yeux grands ouverts sur ce qui fait son âme.

Et si on prenait un peu de hauteur ?

Si ces événements sont autant d’invitations à sortir de chez soi, les Pyrénées-Atlantiques regorgent aussi de lieux permanents qui méritent le détour. À Lourdios-Ichère, l’écomusée « Ça-ï Ça-ï » plonge les visiteurs dans l’univers du pastoralisme, au cœur d’un paysage façonné par des siècles de tradition. Entre vallées d’Aspe et de Barétous, on y découvre l’histoire des bergers, mais aussi la beauté rude de ces montagnes où l’homme et la nature ont appris à coexister.

Pour les amateurs de VTT, les sentiers de Mauléon-Licharre et de Barcus offrent des parcours accessibles mais sportifs, où l’effort est toujours récompensé par des panoramas à couper le souffle. À Mauléon, l’itinéraire Laskaraia permet de s’initier en douceur, tandis qu’à Barcus, le circuit Ahargo propose une immersion plus technique dans l’esprit « all-mountain ». Deux façons de découvrir la Soule autrement, entre sueur et émerveillement.

Enfin, pour les amoureux d’histoire, Lanne-en-Barétous déroule son récit à travers douze pupitres disséminés dans le village. Un parcours qui raconte mille ans d’histoire, entre rivalités médiévales et vie quotidienne, le tout dans un cadre préservé où le temps semble s’être arrêté. Une balade qui se savoure lentement, comme un livre dont on tournerait les pages en marchant.

Cette semaine, les Pyrénées-Atlantiques offrent un mélange subtil de culture, de nature et de traditions. Entre les mains des artistes, les étals des marchés et les sentiers de montagne, il y a mille façons de s’imprégner de l’esprit du pays. Alors, pourquoi ne pas commencer par l’une d’elles ?

Pour en savoir plus

← Toutes nos actualités

🎉 Vous organisez un événements ?

Partagez votre événements gratuitement sur notre site et touchez des milliers de visiteurs intéressés.

➕ Ajouter mon événement